Histoire de Coglès

Histoire et patrimoine de la commune de Coglès par Paul Banéat

Paul Banéat (1856-1942), historien, spécialiste de la Bretagne, publia en 1927, un ouvrage de référence :  » Le département d’Ille-&-Vilaine », en 4 volumes. Il dépeint l’histoire et le patrimoine de chacune des communes du département. 

Voici le texte intégral pour la commune de Coglès.

 

COGLÈS

(Le Coglais, ancien Evêché de Rennes, Canton de Saint-Brice-en-Coglès)

Le Coglais était une circonscription territoriale très ancienne comprenant les paroisses du Châtellier, de Coglès, du Ferré, de Montours, de Parigné, de Poilley-le-Lionnais, de Saint-Brice-en-Coglès, de Saint-Etienne-en-Coglès, de Saint-Germain-en-Coglès, de la Selle-en-Coglès et d’une partie de celles de Baillé, de Saint-Marc-le-Blanc, du Tiercent et de Villamée. 

On prétend que Coglais vient du mot breton Goglez qui signifie nord. Coglès était appelé au XVIIIème Saint-Jean-en-Coglès.

L’église

Le bourg

Route de Saint-James-de-Beuvron  : ancienne chapelle de la Potelais ; ancien manoir de Marbré

Route de Poilley-le-Lionnais  : anciens manoirs de la haute et de la Basse-Lograye

Route de la Selle-en-Coglès : ancien manoir de la Bretonnière

Route de Saint-Brice-en-Coglès à Saint-Ouen-la-Rouërie : village du Châtel

Route de Saint-Ouen-la-Rouërie : ancien manoir de la Bouverie ; ancien manoir de la Vallée-Gadillon ; ancien manoir de la Réturaye

Curiosités

Au village du Petit-Gué

? Le puits à deux étages (XIXème siècle) situé au village du Petit-Gué (restauré en 2000).

Jusqu’à l’arrivée de l’eau courante en 1960, le puits était utilisé tous les jours par les habitants du village. La ferme du haut puisait l’eau au niveau supérieur à l’aide d’un tourniquet, la ferme du bas puisait l’eau au niveau inférieur à l’aide d’un seau tenu à la main ou accroché au bout d’une perche. Une troisième ferme, située à 150 m du puits, possédait également un droit de puisage. Quand les relations entre voisins se dégradaient , il était facile à ceux du dessus de jeter un grand seau d’eau ou de lancer un caillou aux utilisateurs du dessous. Vers 1950, la tête du puits fut réparée par les deux propriétaires de l’époque. Selon la tradition le puits n’a jamais tari.

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Au village de la Potelais

? Chêne remarquable

Le saviez-vous, mais Coglès possède un chêne pédonculé tricentenaire, situé proche du village de la Potelais et classé par le site MCE (Maison de la consommation et de l’environnement) parmi les « ARBRES REMARQUABLES EN BRETAGNE ». 

Site internet : Arbres remarquables en Bretagne

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Lieu­-dit : La Potelais
Hauteur : 23 m
Envergure : 23 m
Circonférence : 8,4 m
Âge : 300 ans

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CPRB Communes du Patrimoine Rural de Bretagne

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13 rue Jean Jaurès CS 36841 35768 Montgermont Tél – fax : 02 99 23 92 83 www.cprb.org contact@cprb.org

 

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Forte de la préservation de son patrimoine architectural et paysager, la commune de Coglès a obtenu le label des « Communes du Patrimoine Rurale de Bretagne » en 2003.

Grâce à ce label, les propriétaires peuvent prétendre à des aides financières du Conseil Régional et de certains Conseils Généraux pour restaurer leur maison (façade, menuiseries, charpente et toiture). 

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 Actualités  

17/06/2017 : Conseil d’Administration à Pouldouran (22)

Pouldouran est une commune de 163 habitants des Côtes-d’Armor située à 5 km de Tréguier.

Pouldouran a reçu le label « Commune du Patrimoine Rural de Bretagne  » ce 17 juin 2017.

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Au 19ème siècle, la commune de Pouldouran devient prospère grâce à l’activité du lin. Parallèlement, Pouldouran prend l’allure d’un petit port de goémoniers. Maisons de pêcheurs, routoirs, talus-murs ont été restaurés le long des circuits de randonnée.

 

16/10/2016 : Conseil d’Administration à Locmalo (56) 

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L’église de Locmalo, dédiée à Saint-Malo, remplace un édifice roman au début du 15ème siècle (nef). Les Rohan, puissants seigneurs de Guémené, l’embellissent par la construction vers 1611 d’une chapelle au sud tandis que les Ménoray bâtissent la leur au nord dès 1577.

L’église, remaniée au 18ème, abrite aussi un Christ de la déposition de croix (16ème), les retables de la Vierge (18ème), de Saint-Laurent (fin 17ème) et une abondante statuaire (14-18ème). 

 

07/11/2016 : Communiqué de presse CPRB 2016 :

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– 35 communes labellisées

L’association compte en 2016, 35 communes labellisées dont 9 dans le Morbihan, 8 dans le Finistère, 6 en Ille et Vilaine et 12 dans les Côtes d’Armor.

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– Aides

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organisation

 

 

Samedi 4 juillet 2015 à Coglès et dimanche 5 juillet 2015 à Saint-Georges-de-Reintembault le matin et Mellé l’après-midi, dans le cadre des animations du CPRB, les trois communes ont organisé, en commun, un rallye photos « découvrons notre patrimoine » (affiche). A Coglès, ce rallye s’est déroulé le jour de la fête communale. 20 lieux intéressants et insolites étaient à rechercher, à partir d’un carnet de route et d’une carte. En cet après-midi ensoleillé, six équipes ont tenté l’aventure. Elles ont arpenté les rues du bourg et les chemins aux alentours, très attentives, à ne pas passer à côté du lieu à découvrir et de se priver, ainsi, de l’une des pièces du puzzle ; le sésame.

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22 novembre 2014  : le conseil d’administration de l’association des Communes du Patrimoine Rural de Bretagne a annoncé un avis favorable à la réévaluation du label de la commune de Coglès, lors du CA du CPRB à Kergrist-Moëlou (22). Le label est maintenu pour les 5 à 6 ans à venir.

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 ? Présentation du CPRB et objectifs du label  

Forte de la préservation de son patrimoine architectural et paysager, la commune de Coglès a obtenu le label des « Communes du Patrimoine Rurale de Bretagne » en 2003.

Qu’est-ce que le label CPRB ?
Le réseau des CPRB compte, actuellement, 34 communes réparties sur les 4 départements bretons. Ces communes possèdent un patrimoine bâti et paysager de qualité.
Les objectifs du label :
– Sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine tout en respectant le caractère de l’architecture d’origine ;
– Sensibiliser et informer la population à la restauration du patrimoine bâti ;
– Animer par la mise en place de circuits d’interprétation du patrimoine, d’expositions culturelles, artisanales et artistiques ;
– Promouvoir toute activité nouvelle susceptible d’assurer un développement économique, touristique et culturel.

Le label en poche que se passe-t-il pour la commune et ses habitants ?
La municipalité doit engager une démarche de sauvegarde et de valorisation de son patrimoine. Pour y parvenir, l’association des CPRB apporte une aide technique et financière pour la sauvegarde du bâti traditionnel.

Grâce à ce label, les propriétaires peuvent prétendre à des aides financières du Conseil Régional et de certains Conseils Généraux pour restaurer leur maison (façade, menuiseries, charpente et toiture) si celle celle-ci a été retenue dans l’étude Label (document consultable en mairie) et si les travaux envisagés respectent le Cahier de Prescriptions Architecturales (voir dans ce même document).

Les taux d’intervention pour le privé sont :
Conseil Régional :
15% avec un seuil minimum de travaux de 5 000 € et un plafond de subvention de 20 000 €.

Un dossier de demande de subvention est à retirer en mairie ou sur le site Internet des CPRB ?www.cprb.org

 

Architecte-Conseil

Mme Guillerm, architecte-conseiller au Conseil Général d’Ille-et-Vilaine, peut vous aider dans vos projets d’habitat : construction, extension, restauration, choix des matériaux et d’énergies, financement tels que les éco-prêts…

Intermédiaire avec les architectes des Bâtiments de France, l’Architecte-Conseil optimise vos projets dans un souci de meilleure insertion sur les sites protégés. Enfin, elle vous assiste dans vos démarches administratives telles que l’obtention du permis de construire ou la déclaration de travaux…

Pour prendre rendez-vous avec Mme Guillerm et bénéficier de ces conseils, vous pouvez prendre rendez-vous au 02.99.98.37.24.

L’énigme R. MORIN

Additif à l’article paru dans le bulletin n°3 JUILLET 2015 de Coglès :

L’énigme R. Morin « Mort pour la France »

 

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L’article « histoire et patrimoine », du bulletin n°3, rendait un hommage particulier aux soldats de la Grande Guerre « Morts pour la France », en déclinant leurs origines, les dates et lieux de décès de chacun d’entre eux, inscrits sur le monument aux Morts de la commune de Coglès.
M. Carnet, l’ancien boulanger, a réagi à la lecture de cette liste en précisant une erreur. « C’est le nom de mon grand-père maternel René Morin né en 1886 à la Selle-en-Coglès qui est gravé sur le monument de Coglès, et non celui de Jules Morin né en 1882 à Saint-Brice-en-Coglès » déclara-t-il !

L’étude des noms gravés sur les monuments aux Morts du Pays de Fougères, à partir des relevés du CGPF, nous a permis de constater quelques oublis, doublons et incompréhensions à la lecture de ces listes.

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Deux sources ont été utilisées, à l’époque, pour établir ces listes ; « les livres d’or » et les fiches « mémoires des hommes » :
Les livres d’or sont des listes officielles de soldats tués durant la guerre 14-18, classées par localités, dressées par le ministère de la guerre. Ces listes prennent en compte les soldats décédés entre le 2 août 1914 et le 24 octobre 1919. Les noms figurants sur les Monuments aux Morts ont été établies 
par l’administration des anciens combattants entre 1920 et 1925 (voir les « fiches mémoires des hommes » sur intenet).

En théorie, les personnes mentionnées sur les monuments sont celles qui étaient nées ou qui résidaient dans la commune lors de la mobilisation. Mais un flou a longtemps subsisté sur cette question. Ce qui explique, en partie, les divergences entre les listes officielles des Morts pour la France et les noms inscrits sur les monuments aux Morts. De plus, il faut tenir compte des probables pressions exercées par les municipalités ou les familles lors de l’élévation du monument. D’où de multiples doublons et contradictions à la lecture des noms.

Les trois Morin, du Coglais, Morts pour la France, présentent ces divergences.

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En conclusion, l’inscription de R. Morin au lieu de J. Morin à Coglès est une possible erreur de la municipalité, ou bien une volonté manifeste de sa part. René Morin s’est marié à Coglès en 1911, et a vécu à la Bourgonnière jusqu’à la mobilisation. L’acte du jugement du tribunal de Fougères qui a statué sur le décès de René Jean Marie Ambroise Morin, fut envoyé le 14 octobre 1920 à la Selle en Coglès, sa commune de naissance, d’où le doublon, avec l’inscription de Morin R. sur le monument de la Selle. On peut supposer également que les municipalités n’étaient pas avares du nombre de noms à inscrire sur leurs monuments.

Patrick Juillard

 

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Les commerces de Coglès

Histoire et patrimoine bulletin n°5 JUILLET 2016 :

« les commerces de Coglès ».

 

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Compléments (lignes en jaune) au tableau « Autres enseignes des commerçants et artisans » de l’article histoire et patrimoine du bulletin n°5.

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Les commerces dans le bourg dans les années 1945-1986

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A la sortie de la guerre, les supermarchés n’étaient pas encore parvenus aux portes de nos bourgs. Le commerce lié à l’activité du cheval était bien présent et l’électricité amorçait son expansion dans nos campagnes. 
Certains commerçants étaient un peu touche-à-tout : l’un tenait un café alimentation avec une spécialité bourrellerie, un autre était à la fois cordonnier et réparateur d’horloges, un autre débitant de boissons, tantôt coiffeur, tantôt facteur. On dénombrait plusieurs épiceries, boulangeries, boucheries, coiffeurs… des commerces très hétéroclites. Le client demeurait toujours fidèle à son commerce. Les habitudes ont bien changé…

 

Rue du Lavoir :
1- COTON Roger : boulangerie.
2- COTON mère et filles : café (le dimanche, Honoré, le boucher de St-Brice y vendait sa viande).
3&4- LEROY Amand : quincailler (puis Guinebault son gendre, électricité, plomberie).
5- LEROY Amand (fils) : maréchal-ferrant, réparation machines agricoles (puis électroménager, électricité).
6- DANION Ange : cordonnier, fabricant de chaussures neuves, réparateur d’horloges.
7- LE BAIL : café (puis Colette Coton coiffeuse)
.

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Rue du Roc :
8- SEGOUIN Ambroise : café, alimentation, bourrelier.
9- TRIQUET : Lui, cordonnier. Sa femme vendait des revues.
10- DUFRESNE : coiffeuse.
11- DEPINCÉ Joseph père et Louis fils : café, alimentation, chaussures.
12- DEPINCÉ Joseph : bourrelier et sellerie.

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Rue Saint-Jean :
13- NOËL François – GESNOUEN : café, restaurant, épicerie, mercerie. Lui, marbrier.
14- ALISON Rémi : charcuterie.
15- GÉRARD Marcel – DELANOE Angèle : Lui, sabotier. Elle, marchande de tissu avec ses 3 filles.
16- DUHAMEL : débit de tabac en régie.

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Rue de Normandie :
17- LEROY : café, tabac, alimentation. Lui, menuiserie.
18- BAZIN Jean : café, boucherie, charcuterie.
19- NOËL Louis : boulangerie, engrais, alimentation bétail.
20- MÉNAGER : alimentation, café, graines (Louis, Charonnage et forge)
21- GUENÉE René – DUCHENE Jeanne : café. Lui, coiffeur, facteur et picaou. Elle, modiste.
22- LESAGE Jeanne : couturière.
23- Mme LOUICHE : Elle, modiste. (Lucien LOUICHE ; granits, monuments funéraires).
24- LETEMPLÉ : quincailler, forgeron, café, cycles, maréchal ferrant, machines agricoles.
25- Mlle BELLOIR Clémentine : couturière.

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Patrick Juillard